samedi 3 novembre 2012

Motifs

Nom masculin,
du latin motivus < mobile, relatif au mouvement

Le motif est à la fois:
  • un rythme, une pulsation (forme récurente, mouvement répété) qui contribue à la cohérence d'une oeuvre, la structure, et lui donne une tonalité particulière, voir la caractérise : le motif devient forme esthétique. [anglais : pattern]
Les motifs géométriques répétitifs en séries sont souvent la base de décoration pour les tissus, la mosaïque, le carrelage, les bas-reliefs, les frises, le patchwork, etc. 

Peinture sur le motif: travail artistique en plein air devant le sujet de l'œuvre (paysage), par opposition au travail en atelier. Le peintre cherche à retranscrire sur la toile les rythmes (colorés, lignes de forces, ect) présent face à lui.
  • une intention primitive (cause/fondement ou sujet/thème) qui induit un acte. [anglais : motive, reason]
Le motif d'un crime...ou d'une oeuvre





Ile d'Arz, novembre 2012_motifs

mardi 23 octobre 2012

Ruptures

Sandro Botticelli, Histoire de Nastagio degli Onesti (1487)
José Manuel Ballester, Bosquet italien III (2008)

 
Calvacréation, Paysage chirugical (2009) 

Bruce McLean, An Ideal Home (1998)

J. M. William Turner, pages d'un carnet d'esquisses à Windsor (vers 1810)

lundi 15 octobre 2012

Enchevêtrement


Du latin capio (prendre, tenir en main)
---> castrium (muselière, lien pour la vigne ou corde pour la poutre du pressoir)
---> chevestre ---> chevêtre (serrurerie et charpenterie : pièce horizontale soutenant, bandage pour mâchoire inférieure, licou)
---> en + chevêtre + mente (suffixe = dans l’esprit de)


Action (ou état exprimant l’)
  1. Action d’attacher un cheval avec un chevêtre [désuet] 
  2. Action de relier deux solives (charpenterie) avec un chevêtre [désuet] 
  3. [et surtout, par extension] Action de mêler, emmêler, (embrouiller ?) les choses les unes dans les autres. 

De ce côté, le rivage, capricieusement festonné, creusé de criques et d'anses, hérissé de caps aigus et de promontoires abrupts, allait se perdre dans ce confus enchevêtrement de détroits, de pertuis, de passes, qui donne aux cartes des continents polaires un si bizarre aspect. 
(Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)


Richard Long

   




vendredi 12 octobre 2012

Edito


    Le paysage est une trame mémorielle et sensible. Les temps géologiques et les aménagements de l’homme ont façonné, déchiré, détouré, sculpté sa membrane.

    Dans un monde de l’interconnexion permanente des données, des espaces et des hommes, il nous faut sans cesse repenser le rôle de l’homme comme tisseur de liens. 
Réfléchir textilement le paysage, c’est d’abord l’ausculter pour comprendre les réseaux réels ou virtuels, horizontaux et verticaux qui le traverse…afin d’en assurer la cohérence.

Veduta




Mouvances



[Une synchronie de "mouvances" vous est proposée 
par la mise en mouvement et bruissement simultanés des vidéos.]


    On trouve des micro-paysages qui existent en dehors de nous, et où le temps est tout autre. Rythme, variations et couleurs: mouvances uniques et éphémères qui nous immiscent juste entre le sucre de Bergson et la madeleine de Proust.
(Vidéos de l'auteur, Violette Tournilhac)